Des nouvelles du jardin !

Après plusieurs jours de canicule et tandis que le mois d'août s'étire langoureusement, nos jardiniers ne ménagent pas leurs efforts pour entretenir l'écrin givernois...

A quelques pas des dahlias qui s’épanouissent en étoiles ou harmonieux pompons, les lavandes, si fières et aromatiques, confèrent une touche méridionale au Clos Normand. Quelques allées plus loin, les sublimes fleurs du Tigridia Pavonia attirent l’oeil des visiteurs. De l’autre côté de la route, les nymphéas colorés offrent un spectacle horticole saisissant : «Le jardin est magnifique et a bien résisté à la chaleur», explique Rémi Lecoutre, chef jardinier adjoint des lieux. Mais un gros souci botanique vient ternir son enthousiasme. Encore resplendissantes il y a quelques jours, les capucines bordant l’allée centrale sont attaquées par des puces de terre également appelées altises des crucifères. Ces insectes de l’ordre des coléoptères, qui raffolent de la chaleur,  se montrent majoritairement friands des brassicacées -légumes, plantes oléagineuses…- «Les champs de colza sont tous grillés dans les alentours. Aussi ont-ils été attirés par nos jardins, et plus particulièrement les capucines…». Pour corser le tout, les feuilles endommagées par les premières piqûres émettent davantage de composés aromatiques qui attirent d’autres altises ! Confrontées à un véritable cercle vicieux, nos mains vertes tentent de rivaliser d’imagination pour chasser l’indésirable…

A quelques mètres de là, les pélargoniums bordant la maison rose resplendissent. «Originaires d’Afrique du Sud, ils affectionnent la chaleur et la sécheresse !» Autre grande fierté des jardiniers, les soleils annuels aux grands capitules jaunes francs et qui ont atteint une hauteur spectaculaire… A venir immortaliser sans tarder !