Un massif chargé de souvenirs…

Connaissez-vous l’histoire de cet incontournable parterre qui borde la maison de Claude Monet ?

Vous êtes, de mars à novembre, des milliers à l’immortaliser. En début de saison, de fantastiques tulipes habillées de myosotis s’y étaient épanouies. C’est, depuis peu, au tour des géraniums (pélargoniums) et rosiers tiges d’y étinceler.

S’il est un coin du Clos Normand où l’oeuvre horticole de Claude Monet est restituée avec la plus grande fidélité, c’est bien ici. Un précieux autochrome daté de 1921 montre, en effet, le maître des lieux posant fièrement devant son massif… orné de géraniums et rosiers identiques à ceux d’aujourd’hui !

Mais saviez-vous que ce parterre, qui tranche par son caractère formel, n’est pas le fruit de l’imagination du peintre-jardinier ? Ce dernier a, en effet, reproduit le massif qui colorait le jardin du «Coteau», propriété de sa tante Jeanne Lecadre à Sainte-Adresse (Seine-Maritime), près du Havre. Un massif qu’il immortalisa, dès 1866, sur deux toiles intitulées «Adolphe Monet lisant dans un jardin » (Collection particulière), et «Jardin en fleurs, à Sainte-Adresse».

Doit-on deviner, dans cette «copie horticole», un hommage à sa chère tante, chez qui il séjourna ponctuellement et qui lui donna un salvateur coup de pouce au début de sa carrière ?