Table rase !

A peine la Fondation fermait-elle ses portes, le mercredi 1er novembre au soir, que les jardiniers s’attelaient à la préparation du jardin 2018. Plongée dans les coulisses…

Jeudi 2 novembre, 8 heures du matin. Dirigés par Gilbert Vahé, les jardiniers sont sur le pont. Nulle âme qui vive dans le jardin d’eau, glissant avec sérénité dans une douce hibernation. C’est au pied de la maison du maître impressionniste, mais aussi dans l’allée centrale que se concentre une bouillonnante activité. «On commence toujours par ce secteur là, explique Rémi Lecoutre, l’un de nos jardiniers. En tout premier lieu, on retire le système d’arrosage et les tuteurs. Puis nous défrichons, coupons les vivaces, arrachons les dahlias qui sont rentrés au sec, les plantes gélives que nous conduisons en serre et rempotons, les annuelles… Quand c’est propre, on bêche. Après, on plantera les bulbes !»

C’est en s’appuyant sur le bilan du cru 2017 que les jardiniers affinent la composition du jardin 2018. «Cette saison, certaines floraisons ont été décevantes, comme par exemple celle des lavatères», note Rémi Lecoutre. «Les cosmos ont été tardifs», ajoute Claire-Hélène Marron. «Mais il y a eu d’excellentes surprises comme l’anoda cristata opal cup. Nous l’avions testée ici, il y a vingt ans et l’avons réintroduite cette année !»

Regarder vers l’avenir tout en gardant un oeil dans le rétroviseur. Telle est la devise de nos jardiniers, qui, durant presque cinq mois, vont vous concocter le plus fantastique des jardins. On vous tient au courant !