Si Giverny m’était conté…

Vous êtes féru d’histoire ? Surfez sur le site «Giverny Autrefois» , qui retrace le quotidien des Givernois de 1890 à 1950. Une mine d’or pour les amoureux du village et de Claude Monet !

«Notre but est de faire revivre une époque dont la mémoire risque de se perdre avec la disparition de ses derniers témoins». C’est en février 2010 que le Givernois Jean-Michel Peers de Nieuwburgh, aidé de l’ex-conseiller municipal André Buffet, met en ligne ce site dédié au souvenir. Un trésor épistolaire et iconographique, tissé de photographies anciennes, cartes postales, documents originaux, récits et souvenirs chinés auprès de collectionneurs et de familles givernoises.

Pas moins de soixante chapitres ponctuent cette délicieuse rétrospective. Feuilletez, sans hésiter, celui consacré à la maison du maître impressionniste. Deux photographies de la façade, datées respectivement de 1920 et 1970, convient à un saisissant «avant/après». Délectez-vous aussi de cette précieuse carte postale écrite par Alice Hoschedé et adressée à son fils Jean-Pierre. Cliquez aussi sur l’icône «Jardins de Claude Monet». La succession d’archives iconographiques met, notamment, en lumière, la physionomie changeante de l’allée centrale. Voyez aussi cette copie d’une commande passée par Claude Monet aux pépinières Latour-Marliac, ou cette lettre adressée au préfet pour solliciter l’autorisation d’aménager le jardin d’eau !

Les cinquante-huit autres chapitres valent, tout autant, le détour. Citons celui dédié à l’abbé Toussaint, qui célébra notamment le mariage de Claude Monet et Alice Hoschedé. Vous y découvrirez une fantastique photo dudit abbé posant aux côtés d’un Jean-Pierre Hoschedé (très) barbu ! Les lignes consacrées à l’hôtel Baudy abritent de rares documents, dont un extrait de carnet de recettes de la «patronne», ou un menu franco-américain écrit par le peintre Theodore Butler lui-même ! Cliquez aussi sur «la maison bleue», une demeure située au coeur du village et que Claude Monet acheta pour y installer un potager. On découvre, au fil de la lecture, l’identité du jardinier qui cultivait ces légumes, aromates et autres herbes fines dont le maître impressionniste raffolait ! Attardez-vous enfin sur ces photographies dédiées aux inondations de 1910, qui affectèrent tant les jardins de Claude Monet… Il était une fois Giverny !