Maison de Claude Monet : un cabinet de curiosités…


Vous vous apprêtez à découvrir la demeure du maître impressionniste ? Du rez-de-chaussée à l’étage, ouvrez l’oeil afin de ne pas passer à côté de certaines pépites…

Vous avez traversé le petit salon bleu et l’épicerie ? Vous voici dans le spectaculaire salon atelier. Votre regard est inexorablement happé par les répliques des oeuvres de Monet, mais aussi par l’imposante verrière. Mais avez-vous noté que de précieuses photographies sont disposées ici et là ? Regardez, à gauche en descendant les escaliers et posée sur une petite table, la photographie d’Alice en compagnie de sa petite-fille Lily Butler. Daté de 1910, l’un des derniers clichés de l’épouse Monet, qui disparaîtra l’année suivante….

Vous voilà, aprés avoir grimpé l’escalier, dans la chambre du maître des lieux. Avez-vous remarqué, dans son cabinet de toilette, une boîte d’un cuir précieux et à la forme intriguante ? C’est une boîte à chapeau ! Et pas n’importe laquelle. Elle abritait un haut de forme, accessoire masculin très en vogue à la fin du XIXe siècle, et dont le peintre se coiffa sûrement lors de ses escapades parisiennes !

Balayez les murs de la chambre d’Alice. Voyez vous, à gauche et à droite, deux grandes toiles figurant un homme et une femme ? Ces peintures, réalisées par Adolphe Rinck (1802-1895) en 1839, représentent les parents de Claude Monet ! Et jetez un oeil aux deux bouquets sous cloche posés sur la cheminée. Il s’agit d’authentiques globes de mariés que la famille reçut en cadeau !

Avez-vous remarqué, à droite du couloir, ce petit espace clos habillé d’une ancienne machine à coudre ? Sur le mur est accroché un tableau de style impressionniste représentant une petite fille dans une rue bordée de fleurs. Vous êtes en présence d’un authentique Lilla Cabot Perry ! L’artiste américaine avait, en effet, pris pour modèle sa fille cadette Alice dans l’une des rues du village, et avait offert la toile à son illustre voisin.

Poursuivons jusqu’à la chambre de Blanche. Saviez-vous que, sur ces cimaises, est accrochée une toile originale de l’ex-occupante des lieux, «Meule, effet de neige», peinte à l’époque où Monet exécutait les siennes ? Mais aussi un authentique Georges Manzana-Pissarro, troisième fils du célèbre peintre, représentant une femme et son enfant ?

Redescendons l’escalier et pénétrons dans la salle à manger. Ne ratez pas, sur l’une des dessertes, ce chat blanc de l’ère Meiji (1868-1912), pelotonné sur son coussin rose. Selon certaines sources, le bibelot aurait été offert au maître des lieux par Pierre Sicard, peintre post-impressionniste né en 1900 et ami de la famille Renoir. D’autres sont convaincus que ce cadeau aurait été déniché par des amis japonais. Il attire, en tout cas, tous les regards !

Finissons par la cuisine, où trône un énorme fourneau. Prenez le temps d’admirer cette cuisinière à bois et charbon de marque Briffault, une entreprise installée avenue de l’Opéra à Paris au tournant du siècle dernier. Elle vaut le coup d’oeil !