Le renouveau des impatiens….

Egayeuses des coins ombragés, les impatiens s’épanouissent au pied des ifs de l’allée centrale. Mais saviez-vous qu’une espèce fait son grand retour cette année ?

Stars des massifs, les impatiens walleriana, que le maître des lieux chérissait, surprennent par leur large palette de couleurs. Une aubaine pour les jardiniers qui raffolent de ces annuelles herbacées ! Mais, comme nombre de ses congénères, les impatiens walleriana du Clos Normand ont été frappées, il y a cinq ans, par une souche particulièrement virulente du mildiou, le Plasmopara obducens. Une maladie fongique qui débute de façon fort sournoise, à l’envers de la feuille, où se forme un duvet blanchâtre. La feuille jaunit, s’enroule vers le bas et finit par tomber. En peu de temps, la plante s’écrase au sol et meurt, laissant un trou béant…

Alors jardinier en chef de la Fondation Monet, James Priest décida, à l’époque, d’une «coupure sanitaire» et remplaça les walleriana par des impatiens de Nouvelle-Guinée. Cette cousine éloignée au feuillage brillant, qui tolère le mildiou, produit des fleurs plus grandes aux larges nuances de couleurs.

Une «dure à cuire» qui, après s’être pavanée cinq ans en solo, cohabite depuis le début de la saison avec les walleriana, qui signent leur grand retour au pied des gardiens de la grande allée ! Alors, n’hésitez pas à venir immortaliser cet inattendu duo lors de votre passage à la Fondation…