Claude Monet en musique…


La fête de la musique, c’est aujourd’hui ! Claude Monet fut-il, à l’image d’un Marc Chagall, mélomane ? Ecoutait-il ses contemporains ? Petite enquête…

«Il y avait un piano à Giverny !», affirme Philippe Piguet, arrière-petit-fils d’Alice Hoschedé-Monet, la seconde épouse du peintre impressionniste. Il semblerait que l’artiste ait acquis l’instrument pour ses belles-filles, et plus précisément pour Marthe, dont les doigts couraient harmonieusement sur le clavier. Ledit piano fut même immortalisé par Blanche Hoschedé dans son carnet de dessins !

Claude Monet jouait-il lui-même ? On l’ignore. Mais saviez-vous qu’il aimait écouter, dans son salon atelier, des enregistrements sur un phonographe à cylindre ? Lorsqu’il quittait ponctuellement sa bulle picturale, l’artiste appréciait également les récitals. En 1908 et à Venise, il assista, avec son épouse, à un concert dans le palais où ils logeaient. Alice raconta qu’ils en furent enchantés, mais qu’ils se couchèrent fort tard ! Puis ce fut au tour de la cantatrice américaine Marguerite Namara qui, en échange de quelques leçons de peinture, vint en juillet 1922 chanter dans le grand atelier givernois. Le piano fut installé, pour l’occasion, au milieu des panneaux des Grandes Décorations ! La soprano lui griffonnera une dédicace sur une photographie : «A vous… Très grand et cher maître in the happiest recollection of my life… to have met you and to have chantait pour vous » !