Claude Monet, côté père…

Famille Monet Hoschedé © Musee Marmottan Monet, Paris, France / Bridgeman Images
De gauche à droite :
Michel (assis), Alice Hoschedé, Claude Monet, Jean-Pierre, Blanche, Jean, Jacques (debout), Marthe (au premier plan), Germaine et Suzanne (1886)

La fête des pères sera célébrée ce dimanche 17 juin. Et si nous en profitions pour explorer les relations que Claude Monet entretenait avec ses enfants ?

Si nous devions qualifier la famille Monet, nous opterions aujourd’hui volontiers pour le terme de « tribu». Père de Jean et Michel, ses deux fils nés de son union avec sa première épouse Camille Doncieux -décédée le 5 septembre 1879-, le peintre impressionniste éleva, également, les six enfants de sa compagne Alice Hoschedé, qu’il épousera le 16 juillet 1892. Huit rejetons cavalaient donc sous son toit givernois !

Les exigences inhérentes à son travail pictural étaient-elles compatibles avec la fonction paternelle ? «Claude Monet a institué un tas de règles de vie car il avait une œuvre à faire, explique Philippe Piguet, son bel-arrière-petit-fils. Comme me l’a raconté ma mère Simone, il n’était, par exemple, pas question que les gosses du village viennent à la maison. Impensable, en effet, qu’une bande de gamins joue dans le jardin, au risque d’abîmer les fleurs ! Et les enfants de la maisonnée devaient quitter l’école avant l’heure pour être à table à 11h30 tapantes !»

Cette stricte ligne de conduite, associée à un fichu caractère et de fréquentes sautes d’humeur, n’empêchèrent pas Claude Monet d’être «un très bon père et beau-père, nuance Philippe Piguet. C’était un homme bon et doux. Un patriarche qui prenait le temps de s’occuper de toute sa famille». Une version appuyée par Blanche Hoschedé -la belle-fille du peintre avec laquelle il tissa des liens fusionnels- qui ne cessera de répéter combien «il aimait les enfants». Si elle s’accorde à dire que «Monet avait un caractère très difficile», Claire Joyes -veuve du peintre Jean-Marie Toulgouat, arrière petit-fils d’Alice Hoschedé Monet- confirme qu’«il était bon». «On lit parfois que Claude Monet ne s’entendait pas avec son fils Michel, ajoute l’intéressée. C’est faux ! Ils s’adoraient tous les deux…»