7 h du matin. La Fondation s’éveille…


Il est 7 heures. Alors que d’autres profitent, encore, des bras de Morphée, la Fondation Monet ouvre un oeil. Mais que s’y passe-t-il donc ?…

Alors que, comme le chantait Jacques Dutronc, «les banlieusards sont dans les gares» et «les boulangers font des bâtards», la Fondation Monet s’anime… Fatigué, le gardien de nuit passe le témoin au surveillant de jour, tandis que nos fées du logis balaient, nettoient et astiquent la maison du maître impressionniste ! Des artistes, qui détiennent le précieux sésame les autorisant à «snober» les horaires d’ouverture, s’engouffrent dans le jardin endormi. Certains déploient leur chevalet au pied de l’allée centrale tandis que d’autres noircissent leur carnet de croquis sur le pont japonais…

Figures maîtresses de ce ballet matinal minutieusement orchestré, les jardiniers prennent possession du sanctuaire après leur traditionnelle réunion-café. L’arrosage automatique est mis en route. Installés sur des escabeaux ou échelles, certains taillent ou corrigent. D’autres replantent tandis que les stagiaires étrangers aident à désherber ou couper les fleurs fanées. De l’autre côté du tunnel, Hugo et les jardiniers d’eau procèdent, sur une barque, à l’entretien des nymphéas…

9h. Aux caisses, tout comme à la boutique, les employés sont en place. Les premiers groupes, souvent constitués de croisiéristes, pénètrent dans la Fondation Monet. Le jardin redevient public. Jusqu’à 18h30, il appartiendra à tous…